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ÉDITO. Quand le coronavirus dévoile l’incompétence de l’État français

La Rédaction D&M

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Macron coronavirus

S’il y a bien une chose que la crise du virus chinois aura révélé au grand jour, c’est le déclassement et la déliquescence profonde de l’état français et la nature réelle de ses élites : des bons à rien malhonnêtes et dépassés qui ne parviennent à donner le change au niveau intérieur que par une fuite en avant identitaire, et à maintenir une illusion de puissance au niveau extérieur que par des aventures militaires d’un autre temps.

Des appels aux dons pour financer les hôpitaux publics (dans le pays au taux de prélèvements obligatoires le plus élevé d’Occident!), des distributions d’associations humanitaires pour pallier à la pénurie de masques ou soutenir les plus faibles/isolés, un gouvernement qui s’enfonce dans une communication irresponsable et criminelle aux allures de propagande stalinienne pour couvrir son incompétence (combien de morts dus à l’incitation officielle à ne pas porter de masque ?), des forces de police en roue libre dans les quartiers, une réponse sécuritaire délirante et inadaptée (2 fois plus d’amendes que de tests du virus par jour), de belles promesses à crédit et potentiellement intenables si la situation se prolonge (« l’état paiera »), une industrie détruite, le budget des hôpitaux taillé en pièces au profit de l’armée, des médecins cubains appelés à la rescousse pour maintenir à flot les colonies antillaises, et j’en passe…

Il y a définitivement quelque chose qui ne tourne pas rond dans l’Hexagone. Ivre, le président propose pourtant – dans l’un de ses élans coutumiers de paternalisme à la OSS117 – un grand plan pour aider l’Afrique… alors qu’il n’est même pas capable de sauver l’Alsace. Et que bientôt, chaque famille du pays ou presque sera tristement endeuillée par son incompétence et sa légèreté. La France n’est plus une grande puissance et n’a plus les moyens de ses ambitions démesurées – la chose est déjà vraie depuis quelques décennies mais elle éclate désormais aux yeux de tous. Et si cette crise ne mène pas à son effondrement complet (une possibilité qui n’a jamais été aussi concrète depuis 1940), il est grand temps que ses élites arrogantes et donneuses de leçons en prennent conscience : trop occupées à consumer le pays dans la haine tout en se présentant paradoxalement comme le « phare de l’humanité », elles en ont oublié leur mandat essentiel – préserver leur propre peuple.

Elles feraient bien de s’inspirer de certains des pays qui gèrent jusqu’ici le mieux l’épidémie – Allemagne ou Corée du Sud, pour ne citer qu’eux -, des pays plus pragmatiques qu’idéologiques aux ambitions raisonnables, qui ne prétendent pas imposer par les armes leur modèle au reste du monde, ne font pas de la lutte contre une partie de leur population une priorité nationale et se concentrent essentiellement sur un développement harmonieux. Mais en sont-elles seulement capables ? Rien n’est moins sûr et il y a fort à parier qu’elles retourneront vite à leurs vieux réflexes et que les musulmans seront à nouveau désignés comme victimes expiatoires de la (gigantesque) crise économique à venir. Affaire à suivre, donc… De préférence loin de l’Hexagone.

Issâ Meyer (Ribât)

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