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Quand le président chinois qualifiait l’islam de “virus à éradiquer”

La Rédaction D&M

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Quand le président chinois qualifiait l'islam de virus à éradiquer

Plus de 56 millions de chinois sont confinés chez eux, coupés du monde à cause du coronavirus qui a déjà tué plus de 630 personnes dans ce pays de plus d’un milliard d’habitants. Selon le président chinois Xi Jinping la “situation est grave” car l’épidémie s’accélère et l’impact se fait déjà sentir sur l’économie chinoise : des usines sont à l’arrêt, la circulation interdite dans certaines villes, des métros vides et des rus désertes. Cette fois, le régime communiste de Pékin fait face à un vrai virus dévastateur. Il y a quelques mois, le président chinois évoquait un autre “virus à éradiquer”, celui de l’islam. Cette politique anti islam l’a menée à interner dans des camps de concentration entre 1 et 3 millions de musulmans essentiellement ouïghours dans la région du Turkestan Oriental occupé (province du Xinjiang) où ils subissent les pires atrocités physiques et psychiques.

L’automne dernier, des documents révélés par le «New York Times» apportaient la preuve de l’implication directe du président chinois dans ce génocide du 21e siècle. Xi Jinping a ordonnée d’être “sans pitié” avec les ouïghours. Dans ces documents de 400 pages fuités via un lanceur d’alertes, on retrouve notamment un discours adressé à des cadres du parti, où il les appelle à «lutter contre le terrorisme, l’infiltration et le séparatisme» en utilisant les «outils de la dictature» et en ne montrant «absolument aucune pitié» et il pose les bases d’une surveillance massive de cette communauté : «Pour assurer la stabilité dans le Xinjiang, il faut une vaste campagne de surveillance et de collecte de renseignements pour éliminer la résistance dans la société ouïghoure.»

Les documents révèlent aussi l’existence d’un «guide d’instruction» donné aux fonctionnaires pour savoir quoi dire aux étudiants ouïghours revenant dans le Xinjiang pour les vacances ou les fêtes, et trouvant parfois leur foyer vide. Il leur est recommandé d’aller à leur rencontre « pour montrer leur préoccupation et expliquer les règles », en répondant par exemple qu’ils sont «dans une école d’entraînement mise en place par le gouvernement» parce que «leur réflexion a été contaminé par des pensées impures», un «virus», qu’est l’”islam extrémiste”. Le guide précise de dire aux étudiants que «la liberté n’est possible que lorsque ce «virus» est soigné et qu’ils [les parents] sont en bonne santé».

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