Alors que le Cachemire saigne, Narendra Modi reçoit les honneurs aux Émirats et au Bahreïn

Bilal Muezzin
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Une répression inédite et à huis clos au Cachemire depuis le 5 août dernier, date à laquelle le gouvernement indien dirigé par le nationaliste Hindou Narendra Modi a révoqué le statut d’autonomie de cette région. Peu d’informations sortent car les communications mobiles et Internet y sont coupées, les services postaux interrompus et des dizaines de milliers de soldats restreignent les mouvements par d’incessants barrages militaires.

On compte déjà des milliers de personnes arrêtées. Parmi elles tous les hommes politiques du Cachemire, en dehors des membres du BJP, le parti nationaliste hindou au pouvoir à New Delhi, y compris trois anciens chefs des gouvernements régionaux, pourtant réputés pour être des modérés. La société civile non plus n’échappe pas à cette répression comme les avocats, professeurs d’universités et militants des droits de l’homme.

Si les chancelleries occidentales ont affiché à minima leurs inquiétudes quant à la “situation des droits de l’homme” au Cachemire (comme la France et les États-Unis), les pays musulmans se montrent indifférents et parfois complices. Pire, les Émirats Arabes Unis après avoir soutenu la Chine dans sa persécution des musulmans ouïghours, ont été le premier pays musulman à recevoir Narendra Modi depuis la révocation du statut d’autonomie du Cachemire au début du mois. Plus incroyable encore, lors de sa visite officielle, Modi recevra même la décoration la plus importante des Émirats, l’Ordre de Zayed.

Au Bahreïn voisin, Modi recevra l’Ordre de la Renaissance des mains du roi Hamad ben Issa Al Khalifa.


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Bilal Muezzin
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