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L’atroce exécution de Soleyman el-Halaby, l’assassin de Kléber

La Rédaction D&M

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Execution de Soleyman Halaby

Originaire d’Alep, Soleyman est issu d’une famille kurde très religieuse. Envoyé au Caire par son père afin d’étudier à Al-Azhar en 1797, cette période vint à être marquée par la campagne d’Égypte de Napoléon. Cherchant à bloquer la route des Indes aux britanniques, Napoléon lutte contre les beys mamelouks au service des ottomans. Parvenant à ses fins en Égypte, il est finalement battu en Syrie par les Ottomans et laisse le commandement à son général le plus compétent, Kleber, avant de rentrer en France en 1799.

Nouvel homme fort de l’empire, c’est moins d’un an plus tard qu’il est assassiné par un homme s’étant fait passer pour un mendiant, un certain Soleyman. Ce dernier est arrêté et rapidement déclaré coupable après avoir avoué sous la torture. La sentence tombe, il est exécuté par empalement.

L’érudit Claude Desprez raconte : «L’homme fut condamné, par le conseil de guerre français, à avoir les poings brûlés puis à être empalé vif. Le bourreau Barthélemy coucha sur le ventre Soleyman, tira un couteau de sa poche, lui fit au fondement une large incision, en approcha le bout de son pal et l’enfonça à coups de maillet. Puis il lia les bras et les jambes du patient, l’éleva en l’air et fixa le pal dans un trou préparé. Soliman vécut encore durant quatre heures, et il eût vécu plus si, durant l’absence de Barthélemy un soldat ne lui eut donné à boire : à l’instant même il expira.»

Le médecin Dominique-Jean Larrey raconte : «Le courage et le sang froid avec lequel Soleyman se laissa brûler la main droite et empaler étonnent l’homme sensible, et prouvent combien la ferme volonté de l’individu influe sur les sensations physiques. Il vécut environ quatre heures, au milieu des plus cruelles souffrances, sans faire entendre une seule plainte. La brûlure de la main s’était portée jusqu’aux os ; et le pal, après avoir dilacéré les viscères du bas-ventre, les nerfs et les vaisseaux, avait fracturé l’os sacrum, deux vertèbres lombaires, et s’était implanté dans le canal vertébral.»

Le crâne de Soleyman el-Halaby sera ensuite envoyé à Paris, pour être exposé au Musée de l’homme sous le titre de “Criminel” ; le poignard ayant tué Kleber, lui, est encore exposé au musée de Carcassonne. L’acte de Soleyman fut le début de la fin de la campagne d’Égypte et l’empire français quitta le Dar al-Islam pour un temps.

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