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Aïsha, épouse préférée du Prophète (ﷺ)

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Aïsha epouse prophete

Née vers 613G, Aïsha est la fille d’Umm Ruman et d’Abu Bakr, compagnon du Prophète Muhammad (ﷺ) et calife de demain. À sa naissance, le Coran est récité depuis trois ans et ses parents sont déjà musulmans. À une époque où les filles sont promises, enfants, à un homme, Aïsha est alors invitée à se lier au Prophète (ﷺ) en personne. Promise à 6 (ou 7) ans, mariée à 9 (ou 10) ans – en 623 de l’ère chrétienne, Aïsha entrait par là dans la cour des Mères des croyants. Habitant la demeure du Prophète (ﷺ), à Médine, tous deux développent une relation véritablement fusionnelle. C’est avec elle qu’il passe le plus de temps et c’est en sa compagnie qu’il reçoit la plupart des versets révélés. Un temps accusée d’adultère avant d’être innocentée par la descente d’un verset du Coran, Aïsha est derrière de nombreux récits quant à la vie au sein de la maison prophétique. On lui doit encore la transmission de plus de 2000 Hadiths.

Épouse préférée du Messager d’Allah (ﷺ), Aïsha reçoit les honneurs de partager les dernières nuits de la vie de ce dernier. Veuve un jour de l’an 11H (632G), c’est auprès d’elle que le Prophète (ﷺ) est enterré, à deux pas, sous terre, de son lit. Les années passent et Aïsha, après avoir un temps pris le parti des Omeyyades contre Ali lors de la première guerre civile de l’Islam, devenait l’une des personnalités les plus consultées. On lui réclame ses avis (Ibn Ḥazm la place en tête des compagnons ayant donné fatwa et Hakim al-Nishaburi déclare qu’elle était derrière la transmission d’1/4 de la Sharia) et des Hadiths. Les compagnons et premiers imams trouvent réponse en la consultant et les femmes de toute la péninsule s’en vont la rencontrer afin de connaître les règles liées au voile ou aux menstrues. Aïsha a encore légué des lectures du Coran (qirāʾāt); Coran qu’elle maîtrisait à merveille pour avoir assisté à la révélation d’une grande partie du Livre.

Plus jeune des épouses du Prophète (ﷺ), elle quittait ce monde au mois de ramadan de l’an 58H (678G). Enterrée dans le cimetière Al Baqi (Baqī’), c’est le compagnon Abu Hurayra, gouverneur de Médine, qui dirige sa prière funéraire. Une femme s’éteignait, une légende naissait.

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