Mosquées en Eure-et-Loir : l’offre pour les fidèles s’est étoffée

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Entre les mosquées et les lieux de prières, la communauté musulmane commence à être servie. L’époque des prières dans les caves est finie.

Les mosquée d'Eure-et-Loir

L’une des premières mosquées à avoir vu le jour dans le département est celle du centre commercial des Chamards, à Dreux. Bouchaïb Erraji et Mohamed Mardi s’en souviennent comme si c’était hier : « À l’époque, il n’y avait pas de lieu de culte. Seulement des pièces dans les foyers des travailleurs où les hommes priaient ». Et puis le mouvement Tabligh (*) est parti à la reconquête des âmes des travailleurs immigrés : « Ils ont laissé les comptoirs pour revenir à la prière ». Et les premières mosquées sont sorties de terre.

Pas un centime de l’étranger pour la construction de la mosquée Omar

Le président régional du Conseil du culte musulman considère aujourd’hui « qu’il y a assez de mosquées et de lieux de prières pour les musulmans du département. Cela a été une très bonne chose par exemple qu’une mosquée soit construite à Saint-Lubin-des-Joncherets pour les fidèles de la vallée d’Avre. Ce dont les gens ont besoin maintenant, c’est plutôt des agrandissements que de nouvelles constructions ».

Lorsqu’on évoque avec Bouchaïb Erraji, l’idée d’une grande mosquée dans les villes du département pour tous les fidèles, il estime que « ce n’est pas possible. Quand une grande mosquée est construite, c’est forcément avec l’argent des pays d’origine. Le fait d’avoir des mosquées de taille modeste permet aux fidèles d’assumer eux-mêmes le coût de la construction et le fonctionnement de la mosquée ensuite. C’est une garantie d’indépendance. »

L’une des dernières mosquées construites dans le département est celle du quartier des Bâtes à Dreux. Elle doit être inaugurée prochainement : « Ce sont des dons de fidèles qui ont permis la construction de ce nouveau lieu. Il n’y a pas eu un centime de l’étranger ».

Bouchaïb Erraji est attaché à cette indépendance dans le recrutement des imams : « Le fait de se financer nous-mêmes permet de choisir les imams que l’on souhaite ». Les associations qui gèrent les lieux de culte recherchent des imams qui maîtrisent le français : « Avec les jeunes qui ont grandi ici, c’est beaucoup plus facile ».

Ils vont parfaire leurs connaissances de l’arabe et de la théologie à l’étranger : « C’est là que nous sommes attentifs. J’apprécie ceux qui passent par les centres de formation ouverts par le Maroc. Ils ont une idéologie plus proche de la nôtre que ceux qui sont formés en Égypte ou en Syrie. »

Source : lechorepublicain.fr

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