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Une école musulmane empêchée d’ouvrir à Bourgoin-Jallieu

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Ecole musulmane Bourgoin-Jallieu

La guerre de l’État contre les établissements musulmans privés s’amplifie. Cette fois, c’est une école primaire hors contrat de Bourgoin-Jallieu dans l’Isère qui s’est vue refuser l’autorisation d’ouverture par le rectorat le 25 août dernier. L’État reproche à l’école Fourqan qui fait partie de l’UEPM (Union pour l’Enseignement Privé Musulman) des liens avec la Confédération Islamique du Millî Görüş, une organisation musulmane franco-européenne qui n’avait pas signé la “charte des principes de l’islam de France” adoptée par le CFCM en début d’année sous la pression de Gérald Darmanin. La décision du rectorat a été confirmée par le tribunal administratif saisi en référé par l’association gestionnaire.

Le tribunal considère que la personne désignée comme directrice de l’école ne peut justifier des cinq ans d’expérience professionnelle nécessaires dans l’enseignement ou la direction d’un établissement. Ce que réfute l’avocate de l’école, pour qui « l’attitude du rectorat est une volonté d’entrave à l’ouverture d’une école musulmane ». Maître Boukara considère que la décision du rectorat est le fruit de la loi sur le séparatisme, « une machine à discriminer le musulman. »

DÉJA TROIS ÉCOLES EMPÊCHÉES D’OUVRIR DEPUIS LE PRINTEMPS

Ce n’est pas la première fois que l’État s’oppose à l’ouverture d’une école musulmane liée au Millî Görüş. Au printemps dernier, la préfète du Grand Est a tenté d’empêcher l’ouverture d’une école maternelle hors contrat du groupe scolaire Eyyûb Sultan de Strasbourg en refusant par arrêté l’autorisation d’ouverture de l’établissement. Arrêté qui a été suspendu provisoirement fin juin par la justice saisie en référé par les responsables de l’école. Fin juillet, le maire d’Albertville en Savoie a retiré le permis de construire d’une école musulmane après un recours gracieux de l’État contre ce permis que le maire avait portant accordé à l’association sur décision de justice.

L’État reproche à l’organisation mère, le Millî Görüş, de prôner un “islam politique”, des liens avec la Turquie et de ne pas avoir signé la “charte des imams”.

L’article 103 de la loi sur le séparatisme, ajouté à la demande de l’exécutif permet de motiver l’opposition à l’ouverture d’une école privée musulmane sous de nouveaux prétextes relatifs aux “relations internationales ou à la défense des intérêts fondamentaux” de la France. Cet article a été introduit dans le cadre de la polémique sur l’ouverture de l’école privée d’Albertville. De ce fait, ce texte vise spécifiquement les musulmans et plus particulièrement les ressortissants de Turquie à qui on interdira désormais la construction d’écoles privées sous le prétexte de relations défavorables de leur pays d’origine avec le gouvernement français.

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