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Une mosquée de Noisy-le-Grand sanctionnée pour des posts pro Barakacity

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L’Association des Musulmans de Noisy-le-Grand s’est vue confisquer son caractère cultuel sur décision du préfet de la Seine-Saint-Denis pour « trouble à l’ordre public ». Le préfet reproche à Enis Chabchoub, président de cette association qui gère une des mosquée de Noisy-le-Grand, des posts Facebook en soutien à l’ONG humanitaire et de défense des droits Barakacity avant sa dissolution par le gouvernement le 28 octobre 2020. Autre motif invoqué par le préfet pour justifier sa décision ; un prétendu « prosélytisme anti-occidental » de son imam. Finalement, la justice, saisie par l’association n’a retenu que le premier motif pour confirmer la décision du préfet.

Dans son jugement consulté par l’AFP, le tribunal a estimé que les messages écrits par le président, sur son compte Facebook personnel, « ont clairement pour objet d’affirmer, sur un ton polémique, l’existence d’une discrimination systémique envers la communauté musulmane cautionnée par les pouvoirs publics, et singulièrement par les services de justice et de police. »

Cette décision impactera directement les dons des fidèles et des entreprises puisque l’association ne pourra par exemple plus transmettre de reçus fiscaux en échange de ces dons défiscalisés. Pour rappel, le crédit d’impôt accordé équivaut à 66% du montant du don. Précisons par ailleurs que l’Association des Musulmans de Noisy-le-Grand projette de construire une nouvelle mosquée. Vous pouvez soutenir l’association en faisant un don en ligne ou en utilisant les informations suivantes.

FAIRE TAIRE CEUX QUI REFUSENT DE RASER LES MURS

Depuis l’assassinat de Samuel Paty, l’État tente de faire taire ceux qui refusent de raser les murs parmi les responsables des mosquées et associations musulmanes, en utilisant tous les leviers possibles en sa possession : perquisitions arbitraires « pour faire passer un message » , des contrôles abusifs des lieux de culte (sécurité, Urssaf, police, éducation nationale, etc.). A Strasbourg, l’État est allé jusqu’à invoquer une disposition du droit local datant de 1873, à l’époque où l’Alsace-Moselle était encore allemande, pour justifier le refus d’autoriser l’ouverture d’une école élémentaire gérée par Millî Görüş. Heureusement, l’Etat a été débouté par la justice dans cette affaire.

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