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Islamophobie : un militaire qui voulait tirer sur la mosquée des Minguettes (69) arrêté

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TERRORISME. Un islamophobe appartenant à la mouvance d’extrême droite a été arrêté par la DCRI juste avant son passage à l’acte. Ce militaire de 23 ans “Proche des idées de l’extrême droite radicale” selon un communiqué du ministère de l’intérieur, voulait tirer le jour de l’Aïd El Fitr sur la mosquée des Minguettes, une cité gigantesque de Vénissieux de la banlieue Lyonnaise. L’homme a été interpellé sur la base aérienne de Lyon Mont Verdun.

La mosquée des Minguettes inaugurée le 22 mai dernier

Le soldat a été mis en examen pour “détention de munitions de quatrième catégorie en relation avec une entreprise terroriste” et “dégradation de lieu  de culte en relation avec une entreprise terroriste”, a indiqué une source judiciaire, précisant qu’il a été placé en détention provisoire. Selon cette source, le soldat a été déféré dimanche devant la section antiterroriste du parquet de Paris, au terme de quatre jours de garde à vue dans les locaux de la DCRI.

Attaque de la mosquée de Libourne en 2012

L’homme a également reconnu son implication dans l’attaque de la mosquée de Libourne en août 2012. Un cocktail Molotov avait été lancé contre la porte de cette mosquée girondaine sans faire de victime. Selon une source proche de l’enquête, Il aurait également été très touché par le suicide, le 21 mai devant l’autel de Notre Dame, de l’historien d’extrême-droite Dominique Venner dont il admirait les travaux. Cet “historien” avait été alors considéré par la fachosphère (comme fdesouches.com) ou des sites liés au Front National, comme un “martyr”. Des hommages “vibrants” lui ont été rendus y compris par le Front National de Marine Le Pen. Plus de détails sur le parcours du terroriste présumé.

Au moins 22 actes islamophobes ont visé des lieux de culte musulmans depuis janvier

Cette arrestation intervient le jour d‘une tentative d’incendie de la salle de prière de Lesparre-Médoc en Gironde le 7 août dernier. Cette même salle a subit une deuxième profanation en moins de quatre jours avec de nouveaux tags néo-nazis sur la façade du lieu dans la nuit de vendredi à samedi. Selon le décompte de notre site, c’est le vingt-deuxième acte islamophobe visant un lieu de culte musulman depuis le début de l’année 2013, sans prendre en compte d’autres actes comme les courriers contenant du jambon reçus par plusieurs dizaines de mosquées. On rappelle, que pour tous ces faits, aucune arrestation n’a été effectuée à ce jour.

Les faux-semblants de la “lutte contre l’islamophobie” au ministère de l’intérieur

Il a fallu une deuxième profanation de la même salle de prière pour que Manuel Valls “condamne très sévèrement” ces actes. On peut naturellement se demander pourquoi n’a-t-il pas condamné le premier acte survenu deux jours auparavant. Chaque fois qu’un acte islamophobe vise une mosquée, des enquêtes sont ouvertes mais n’aboutissent jamais… Rarement des individus interpellés pour ce genre de faits.

Ces différents événements interviennent dans un contexte tendu… Un nouveau débat surgit sur le voile avec la possibilité de son interdiction en milieu universitaire. La condamnation de ces actes par ce ministre ne doit pas nous faire oublier que ce même homme avait comparé les mouvements islamiques ayant remporté les élections après le printemps arabe au “fascisme”. Il avait également déclaré que “le voile reste un combat essentiel pour la république” et avait “regretté” une décision de justice d’une cour de cassation qui avait donné raison à une femme licenciée pour son voile par une crèche. Manuel Valls lié “éternellement à Israël et au peuple juif par sa femme” porte fièrement la kippa et demande aux juifs de la porter pendant qu’il combat le voile et les femmes voilées, agressées quotidiennement dans les villes de France.

La Rédaction

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