Trois personnes insultent deux femmes voilées et provoquent le chaos dans un restaurant près de Metz

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Un personnel de restaurant qui prend fait et cause pour deux clientes attablées et tourmentées par leurs voisins éméchés a viré au cauchemar, ce samedi soir, au Paradisio de Saint-Julien-lès-Metz. « En vingt-deux ans d’ouverture, je n’ai jamais vu ça ! », raconte le patron.

Quatre personnes blessées, sept plaintes, du personnel choqué, une ribambelle d’additions impayées, du mobilier brisé…

Le bilan de la soirée de samedi dernier, au restaurant Le Paradisio à Saint-Julien-lès-Metz, n’est pas réjouissant. Et rien à voir avec un plat tiède, un steak trop bleu ou un manque de bonne humeur du personnel.

Si les événements ont basculé, samedi, provoquant un mouvement de panique dans les rangs d’une clientèle qui a préféré fuir, c’est que le personnel de l’établissement a voulu protéger deux clientes contre un trio d’hommes éméchés.

À cette heure, un Messin de 34 ans est en garde à vue dans les locaux de l’hôtel de police de Metz tandis que deux autres sont toujours activement recherchés. Aujourd’hui mardi, Ignazio Billai, qui a créé le restaurant il y a vingt-deux ans, s’est rendu au commissariat pour faire ses dépositions, porter plainte également. Il est encore sous le choc : « Des dingues, des fous ! Je n’ai jamais vu une chose pareille. Je les vois encore lorsque j’ai grimpé à l’étage : ils se croyaient dans un film. L’un avait un couteau en main ; l’autre, deux bouteilles brisées et ils menaçaient tout le monde. Ils insultaient ces deux dames, qui ne demandaient qu’à dîner tranquillement, au prétexte qu’elles portaient un voile. Aucun respect pour personne, pour rien. C’est complètement dingue ».

Des insultes et des coups

Retour sur cette soirée cauchemardesque dans ce restaurant mitoyen au complexe cinématographique et qui fait salle comble chaque week-end. C’est au premier étage, sur la grande mezzanine, que les choses ont dégénéré sur les coups de 23 h, durant le troisième service. Elle aussi encore groggy, cette employée du Paradisio se rappelle qu’elle servait au rez-de-chaussée lorsque les cris et l’agitation ont saisi toutes les personnes présentes.

« Deux clientes étaient attablées quand elles ont été embêtées par les trois types de la table d’à côté. Apparemment, c’est le foulard qu’elles portaient sur leurs cheveux qui posait problème. Il y a eu des insultes, mes collègues et des clients ont voulu défendre les clientes et tout a tourné au vinaigre. »

Mouvement de foule et panique

Des bouteilles ont volé, des chaises aussi, puis, très vite, le restaurant s’est totalement vidé. « Les gens ont pensé à un attentat, vraiment, raconte encore cette employée du restaurant. Il y a eu un vrai mouvement de foule. C’était effrayant, violent, alors nous avons appelé la police. » Le patron ajoute : « Les gens se sont demandé ce qu’il se passait, vous pensez bien, et ont pris peur. Tout ça a été très vite ».

Empoignades, insultes, jets d’objets ont blessé trois serveurs ainsi que l’une des deux jeunes femmes, parties elles aussi. « Apparemment, ils avaient déjà bu avant d’arriver au restaurant, précise le responsable. Ils ont encore consommé sur place. »

Appréhendé au cinéma

L’arrivée d’une patrouille de police a mis en fuite deux des trois excités. Le patron se rappelle encore avoir reçu une bouteille de verre. « Et ils continuaient à tout casser en filant. C’était dingue ». Le troisième larron, lui, a tenté de semer les policiers en se réfugiant dans le hall du cinéma. Autre scène surréaliste… « Quand les agents sont arrivés, il était au téléphone le type, et affirmait qu’il n’avait rien à voir avec tout ça. Un vrai film, je vous disais ! Heureusement, une serveuse qui avait pris un coup de poing dans le visage l’a reconnu.  » Ce début de chasse à l’homme n’a donc pas duré très longtemps. Peu après minuit, le trentenaire était embarqué au commissariat de police. Dans les heures qui ont suivi, une blessure à la main a contraint à son hospitalisation.

Ce lundi, vers 18 h, le régime de sa garde à vue a repris. Défavorablement connu des services de police, le Messin serait à l’origine d’une grande partie des faits. C’est lui, en effet, qui aurait commencé à insulter les jeunes femmes voilées. « Les pauvres ont eu tellement peur, elles étaient tétanisées, insiste le patron. Vous vous rendez compte qu’ils leur lançaient des bouts de pain ! Si l’occasion m’en est donnée, j’aurais plaisir à les inviter à venir manger. »

Un préjudice matériel important

Le mis en cause devait être présenté ce mardi soir à un magistrat du parquet. Des violences par personne en état d’ivresse manifeste avec interruption totale de travail, des menaces de mort réitérées et des dégradations en réunion lui sont reprochées. Il pourrait être présenté demain en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Metz.

Trois employés n’ont pu, ce dimanche, reprendre leur poste de travail. Plusieurs jours d’interruption de travail leur ont été délivrés par les médecins. Les dégâts matériels sont importants, eux aussi, qui voisinent avec les 9 000 € de préjudice. Pour des notes impayées, du mobilier considérablement dégradé. L’addition judiciaire risque elle aussi d’être salée.

Source : Le Républicain Lorrain

La Rédaction D&M
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1 Commentaire

  1. A communiquer d’urgence au parti socialiste ! Il faut une marche de toute la Nation contre l’islamophobie ! Et notez que cela n’a rien à voir avec l’invective subie par finky à Paris. Ici on a affaire à une rare violence contre deux femmes de surcroît ! Vu le niveau d’hypocrisie, personne n’en parlera ! Et dire que les faits ont lieu 48h après la fameuse marche des fesses-mathieu bobos-parigos à Paris. C’est à cette aune que se mesure la sincérité, la bonne foi, la noblesse de ceux qui ont appelé à défiler, de ceux qui se sont empressés de répondre à l’appel. Un nouveau deux poids, deux mesures se dessine, et on s’étonnera après que l’antisémitisme progresse. Tous les éditocrates glapiront comme d’habitude leur ignorance des origines du phénomène, alors même qu’ils y travaillent à tout instant. Et ce, en ne couvrant pas l’évènement(beaucoup plus violent)comme l’a été celui de Finkielkraut. En n’appelant à aucune marche anti-islamophobe.En constatant le silence de l’Eysée à l’endroit de ces femmes traumatisées(finky n’est pas traumatisé, il était à la télé sitôt après). Voilà notre vérité, notre comportement qui alimente aussi l’antisémitisme, même s’il n’y a pas que ça. Les merdias et leurs éditocrates devraient reconnaître leurs travers, qu’ils arrêtent de laisser penser que les juifs seraient supérieurs et intouchables. On verra bien comment sera traitée cette agression qui rappelons le est ouvertement islamophobe, avec voie de fait, plusieurs blessés, des dégâts matériels(9000 euro)et un traumatisme pour les deux femmes et les autres.Paru dans le Républicain Lorrain, on verra bien, c’est un bon test…

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