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Le 25 Ramadan 658 de l’Hégire : la glorieuse bataille de Ayn Jalut

« Si une blessure vous atteint, pareille blessure atteint aussi l’ennemi. Ainsi faisons-Nous alterner les jours (bons et mauvais) parmi les gens, afin qu’Allâh reconnaisse ceux qui ont cru, et qu’Il choisisse parmi vous des martyrs – et Allâh n’aime pas les injustes… » (al-‘Imran, 3/140)

Il y a 780 ans jour pour jour, le 25 ramadân de l’an 658 de l’Hégire (25 juillet 1260) se déroulait la bataille bénie d’Ayn Jalut, durant laquelle les farouches Mamelouks repoussaient enfin les invincibles Mongols qui menaçaient l’existence même de la civilisation islamique…

Deux ans plus tôt, la plus formidable armée mongole que le monde ait jamais vu assemblée venait de conquérir l’Iraq et le Shâm, de raser Bagdad, phare de la Ummah, massacrant un million de musulmans et faisant piétiner à mort le calife abbasside, de toute la population d’Alep et de faire sonner les cloches des églises de Damas, après avoir pris la ville avec l’aide des croisés. Seule reste désormais l’Égypte, dirigée par le fougueux sultan mamelouk Sayf ad-Din Qutuz, qui refuse obstinément de se soumettre et fait même exécuter les ambassadeurs mongols venus le menacer au Caire. C’est alors que survient l’aide d’Allâh : le grand khan mongol Mongke décède et une partie de l’armée d’invasion quitte les terres d’islâm pour négocier la succession. Sayf ad-Din Qutuz n’hésite pas une seconde : c’est maintenant qu’il doit écraser les Mongols et repousser définitivement cette menace existentielle.

Avançant rapidement et par surprise, il massacre la garnison mongole de Gaza et bénéficie d’une trêve avec les croisés, suite à – autre signe d’Allâh – des accrochages entre eux et les Mongols. Les deux armées se rencontrent à Ain Jalut, entre Nazareth et Jénine en Palestine, en ce jour béni du 25 ramadân 658. Les mujâhidîn laissent aux Mongols l’avantage du premier assaut puis s’enfuient, attirant les guerriers asiatiques vers le fond de la vallée dont les hauteurs sont occupées par le gros de l’infanterie musulmane. Le stratagème élaboré par Sayf ad-Din Qutuz fonctionne : les pertes mongoles sont lourdes. Lorsque le général Ketboga, lui aussi stratège avisé, se rend compte du piège, il stoppe la poursuite et fait manœuvrer ses troupes en un mouvement tournant vers les collines de Galilée pour attaquer l’aile gauche mamelouk.

Ses cavaliers légers font des ravages dans les rangs des mujâhidîn, et l’avant-garde de l’armée islamique est littéralement exterminée sur place, protégeant la retraite du gros des troupes. Toute la matinée, la bataille est confuse : Qutuz tente de reformer son aile gauche, qui plie mais ne rompt pas, en y transférant des hommes de l’aile droite qui mènent des contre-attaques violentes.

Dans la cohue meurtrière qui semble tourner à son désavantage, le sultan tente son coup de poker : il monte lui-même en première ligne avec sa garde personnelle, galvanisant les soldats d’Allâh, s’enfonçant dans les rangs mongols pour n’en ressortir que couvert de sang des terribles ennemis de l’Islâm. Les fantassins mamelouks, remotivés par le courage et la fougue de leur commandant, arrivent enfin à tenir le front puis mènent un assaut foudroyant qui disloque complètement l’armée mongole. La bataille tourne à la déroute pour Ketboga, sa cavalerie est exterminée et il est contraint de reculer jusqu’au Jourdain, où il est capturé puis décapité.
En cette journée bénie d’Ayn Jalut, les invincibles Mongols venaient de subir leur première grande défaite : la civilisation islamique était sauvée, et les mamelouks contrôleraient désormais le Shâm pour les trois siècles à venir. Cinq jours plus tard, le jour de l’Aid al-Fitr, les libérateurs entraient dans Damas, accueillis par toute une population en liesse. Au retour de la campagne, le général Baybars fera assassiner Qutuz, se proclamera sultan et poursuivra la lutte contre les croisés, reprenant toutes leurs possessions… Mais ceci est une autre histoire.

Qu’Allâh accepte le martyr de tous les braves mujâhidîn tombés à Ayn Jalut et ailleurs à travers l’Histoire pour la défense de l’islâm, du sang et de l’honneur des musulmans!

A propos de l'auteur

Issâ AR-RÛMÎ
Issâ AR-RÛMÎ
Blogueur, fondateur du blog "Dar al-Murâbitîn" consacré à l'histoire et l'actualité à la lumière de l'Islam

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