Sevran : une mosquée murée

Fin de chantier aux Radars. L’opération de murage lancée lundi par la ville, en accord avec la préfecture, s’est terminée mercredi. Elle avait pour but de murer de parpaings les devantures des commerces vides afin d’empêcher tout squat. Cela concerne uniquement les lots que la ville a déjà rachetés dans le cadre de l’opération de démolition reconstruction du centre commercial Charcot.

Six commerces vides ont ainsi été murés en trois jours, dont l’ancien bar occupé par l’association AMPM. Cette association avait installé la mosquée Tawhid, accusée par les parents d’un jeune Sevranais mort en Syrie de favoriser l’embrigadement pour Daech.

L’un des fidèles qui fréquentaient la salle est d’ailleurs mis en examen et écroué depuis novembre pour association de malfaiteurs et financement d’une entreprise terroriste. L’information judiciaire, instruite à Paris, se poursuit.

Dans nos colonnes mardi, un responsable de l’association niait farouchement toute implication dans un quelconque réseau de recruteurs. Jeudi, il a fait savoir que l’association avait récupéré ses affaires et quitté les lieux, sans nouvelle adresse. « On tourne la page, c’est la fin de l’histoire », assure-t-il.

A Sevran, d’autres locaux du centre doivent être encore rachetés, dont la salle juste à côté de l’ancien bar, qui porte encore sur sa devanture le nom de « mosquée Tawhid » puisque c’est là qu’elle avait initialement élu domicile en 2014.

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La Rédaction D&M
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