ÉDITO. Nuit de cristal à Ajaccio… « Il faut les tuer »

Un rassemblement de plusieurs centaines de personnes a eu lieu ce samedi après-midi dans la Cité des Jardins de l’Empereur sur les hauteurs d’Ajaccio. Toutefois, aucune arrestation n’a été enregistrée alors que le rassemblement était interdit. On est bien loin des interpellations massives et des condamnations qu ont suivi l’interdiction des manifestations pour Gaza à l’été 2014.

Les manifestants jouent au chantage. « Tant que les agresseurs des pompiers ne sont pas arrêtés, nous ne cesseront pas les manifestations ». La veille, une expédition punitive réunissant une horde de fachos haineux a saccagé une mosquée après avoir brisé les vitres et la porte, avant de brûler des livres du Saint-Coran… Ils se sont ensuite dirigés vers un restaurant Halal en reversant les chaises et les tables de la terrasse. Non loin de là, des voitures et des motos appartenant aux habitants du quartier ont été dégradées. Des portes des immeubles et des boîtes aux lettres ont été cassées. Des insultes racistes ont visé les habitants … Les enfants sont terrorisés !

« Il faut les tuer ! » crie la horde de sauvages devant la mosquée vandalisée. Une horde qui assiège toute une communauté sous le choc sur les hauteurs d’Ajaccio pour soi-disant « venger » deux pompiers blessés par deux ou trois voyous de ce quartier alors que ces mêmes fachos n’ont jamais bougé un doigt lorsque les groupes nationalistes s’attaquaient aux gendarmes, aux policiers, aux commissariats et aux autres symboles de l’État.

Avec tout ça, nous avons eu droit à un Tweet de condamnation de Manuel Valls. Aucune réaction du président de la République. Le message est clair « ceci n’est rien par rapport à tout ce que vos coreligionnaires ont fait depuis janvier 2015, alors encaissez et taisez-vous ! ».

Rappelez-vous de l’attaque de l’épicerie casher en 2012 à Sarcelles… L’acte avait provoqué un tollé national et le déplacement de Manuel Valls alors ministre de l’intérieur. Dans cette affaire, non seulement on a vite retrouvé les coupables, ils sont même renvoyés aux assises. Pour les attaques d’Ajaccio, on peut toujours attendre. Interpeller les agresseurs n’est même pas à l’ordre du jour.

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La Rédaction D&M
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