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Quand être musulman devient… une circonstance aggravante (1)

Les attentats de janvier ont dévoilé le vrai visage de la justice de notre pays ; une justice à deux vitesses. Les faits divers qui ont suivi ces événements tragiques l’ont démontré. Nous avons tous encore en tête le cas du petit Ahmed (8 ans) convoqué au commissariat avec son père pour « apologie de terrorisme ». Ce chef d’accusation qui s’applique exclusivement aux musulmans.

Le moindre propos sur Charlie a conduit des ivrognes et des malades mentaux derrière les barreaux, dont certains ont écopé de plusieurs années de prison fermes.

On peut affirmer avec certitude qu’il existe désormais des lois d’exception dans ce pays. Les lois sur le terrorisme et le renseignement en sont deux exemples.

Nous nous lançons dans une série d’infographies pour illustrer ce deux poids deux mesures. Pour ce premier exemple, nous avons choisi deux cas de projets d’attentats récemment déjoués en France par les autorités. Dans un premier cas, 4 élèves d’un lycée militaire de l’Isère, radicalisés, projetaient d’attaquer à l’explosif la mosquée Essalam de Montélimar. Dans l’autre cas, Sid Ahmed Ghlam, décrit comme un « islamiste », projetait d’attaquer une ou deux églises de la région parisienne. La suite en bas. Jugez par vous-même !

Remarque importante : s’il est vrai que Sid Ahmed Ghlam est aussi soupçonné d’avoir tué une femme, néanmoins, tous le bruit médiatique qui a suivi l’affaire concernait surtout le projet d’attentat contre les églises. Par ailleurs, à l’issue de sa garde à vue, il a été mis en examen (je parle là uniquement pour le projet d’attentat contre les églises) pour «tentative d’assassinats» et «association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d’atteinte aux personnes» en relation avec «une entreprise terroriste» alors que les lycéens de l’Isère ont été mis en examen seulement pour «association de malfaiteurs».

Quand être musulman devient une circonstance aggravante

La Rédaction D&M

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13 Commentaires sur "Quand être musulman devient… une circonstance aggravante (1)"

  1. l’exemple est particulièrement mal choisi. SA a tué au moins une femme durant son projet, les lycées personne.
    Ça fait quand même une énorme différence…

  2. Voilà ce qui arrive quand les Musulmans ne pratiquent pas l’obligation de hijra dans une terre où ils sont et resteront minoritaires.

    Le Coran a tout prévu: il suffit de lui obéir …

  3. Moi se qui fait mal ses personne pour moi n’on rien à voir avec l’islam ses des criminels comme les sionistes daesh Ext. Comment quelqu’un qui a une famille des enfants il.tue son propre patron alors que l’islam dit que si une personne tue quelqu’un c’est comme si il a tué l’humanité complète on est d’accord. Donc c’est un crime gratuit destruction de son foyer et le foyer de son patron.je sait que nous musulmans nous somme stigmatiser car notre religion et la plus belle la meilleur car c’est la paix la tolérance la fraternité légalité la vrait.ya que ceux qui ne connaissent pas notre religion et qui n’on pas lu le coran ou même lu dans certain cas donc il s’agit d islamophobie. Mais bon se bas monde éphémère. Disparaîtra ceux qui on commis des péchés ne se sont pas repenti seront châtié lourdement je ne veut pas étaler lez châtiment vmcar aussi l’enfer éternel.

  4. Salam, je pense que ce n’est pas judicieux de diffuser cela, car il y a eu beaucoup d’interpellations qui n’ont pas été médiatisé. Dans l’affaire Ghlam il y a eu un meurtre, une famille brisée. Pourquoi s’amuser à hiérarchiser les souffrances.? Concernant la Hijra, Idriss, l’avais vous réalisé?salam

  5. Je ne suis pas convaincu.
    C’est d’autant plus regrettable que je pense qu’il existe un racisme institutionnel contre l’islam en France et que des exemples moins discutables existent à foison. Si l’on compare par exemple ces jeunes qui projettent un attentat avec d’autres ayants simplement mimé un tir de mitraillette, ou d’autres cas de ce genre.

    D’ailleurs je serai curieux de savoir si ces différents cas de condamnation pour « apologie du terrorisme » (ou apparenté), « non respect de la minute de silence » « post-charlie » ont été répertoriés et suivit afin d’en tirer des enseignement globaux au delà des cas particuliers.

  6. Encore un peu plus de victimisation.

    La circonstance qui font que cette différence existe est tout de même assez logique. Les tueries  » commises en France ces dernières années ont toutes été le fait de ce genre d’individu.

    Charlie Hebdo > 12 morts
    Merrah > 7 morts dont des enfants
    Mehdi Nemmouch > 4 morts (en belgique)
    Sans parler des attentats à Paris dans les années 90.
    + ceux qui ont été évité et qui ne sont pas médiatisé.

    Donc oui, il y a bien une raison logique et objective à cette différence de traitement.

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