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“L’islam des consulats” en vigueur à la nouvelle mosquée de Blois

Pourquoi, en moins de deux ans, l’imam est passé des louanges à la réprobation de la part de l’association qui l’emploie à Blois ?

Hier, le conseil de prud’hommes de Blois avait à se prononcer sur le dossier opposant l’association « Bien vivre ensemble » présidée par Mazghi Mohamed et son imam Marwan Mohammad Aref Altahaineh, licencié le 26 septembre 2012 pour insuffisances professionnelles et fautes.

La nouvelle mosquée de Blois

Recruté le 1er mars 2011, Marwan Mohammad Aref Altahaineh avait pour mission d’officier les prières quotidiennes à la mosquée de la rue Jean-Bart, à Blois, d’enseigner la langue arabe aux enfants et d’organiser des séances d’éducation religieuse.

En janvier 2011, une attestation très positive lui est remise par le président de l’association. Ce dernier se félicite de la qualité du travail de l’imam et des excellents retours dont il a connaissance parmi les fidèles. La confiance, si vite établie, va soudainement se ternir lorsque le roi du Maroc, Mohammed VI, intervient pour une très large part dans le financement de la nouvelle mosquée de la rue Montesquieu, en cours d’achèvement. Selon Me Mortelette, conseil du licencié, « le pendant à ce gros chèque était de voir arriver un imam marocain. Marwen Mohammad Aref Altahaineh, de nationalité jordanienne, n’avait plus sa place. » De fait, les reproches s’amoncellent rapidement : Absence au moment des prières, retards dans la transmission des prêches à traduire (l’imam ne parle pas encore bien le français et la plupart des fidèles souhaitent une traduction), non-accompagnement des enfants à la sortie des cours. Pire encore, l’imam n’est pas en mesure de réciter par cœur le Coran. De plus, il a organisé sous le nom de l’association deux pèlerinages à la Mecque, sans qu’on ne le lui demande. « Pourquoi ces reproches alors que le premier voyage à la Mecque avait lieu avant qu’il ne reçoive cette lettre élogieuse ? », interroge Me Mortellette.

Le conseil de l’association insiste sur le fait que Morwan Mohammad Aref Altahaineh aurait aussi, durant ses prêches, semé la zizanie parmi l’association. Cette situation menait le président de l’association, Mohamed Mazghi, à notifier à l’intéressé une mise à pied à titre conservatoire.

Le prononcé du tribunal sera donné le 17 novembre prochain.

Source : lanouvellerepublique.fr

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La Rédaction D&M
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