L'expatriation au Royaume-Uni

Mosquée d’Ostricourt : il lui manque les finitions pour être un vrai lieu de culte

Débuté il y a deux ans et demi, le chantier de la mosquée d’Ostricourt est actuellement à l’arrêt. L’année dernière, en juillet, Ahmed Zirar, le président de l’association culturelle d’Ostricourt qui chapeaute le projet était confiant quant à son avancée mais avouait que ce serait dur d’aller jusqu’au bout. C’est toujours le cas: il faut encore 200.000€ pour terminer l’édifice.

Mosquée d'Ostricourt

De l’extérieur, la mosquée d’Ostricourt, baptisée Khalid Ben Walid, un compagnon du prophète, semble quasiment terminée. Seuls des barrières et des tranchées trahissent le retard pris par le chantier. Normalement, il aurait dû être achevé pour le dernier ramadan. Mais pour ériger l’édifice, l’association culturelle d’Ahmed Zirar n’a reçu aucune aide extérieure, pas de fonds provenant de pays arabes comme cela a parfois pu se faire ailleurs en France, seuls les fidèles ont mis la main au porte-monnaie. Et à Ostricourt, comme dans les communes environnantes, le pétrole ne coule pas à flot…

Pourtant, à l’intérieur de la mosquée, il ne manque plus grand chose. Tous les murs sont recouverts de plaques de plâtres desquelles pendant les câbles électriques ; la climatisation est posée ; les salles de cours (informatique, mathématiques, langue arabe) et de réunions sont carrelées et peintes ; le mihrab et l’alcôve sensée accueillir le minbar (la chaire de l’imam) sont quasiment terminés ; la cage d’ascenseur est prête à recevoir l’équipement qui permettra aux personnes handicapées de venir prier… Il ne reste en effet plus que les finitions (peinture, enduits, carrelages et tapis) pour ouvrir la mosquée aux fidèles. Mais tout cela a un prix, environ 200.000 € que l’association n’a, pour l’instant, pas réussi à trouver.

«Ce n’est pas en claquant des doigts que l’argent tombe, indique Ahmed Zirar. Nous, on s’autofinance. Et notre mosquée coûte 1,3 millions d’euros. On arrive à la fin. Il reste l’aménagement intérieur, les finitions. Mais on doit trouver encore 200 000 €.» Pour autant, pas question de changer quoique ce soit à l’édifice, ni aux matériaux prévus pour l’intérieur. «Notre projet est magnifique. Il a été voté en assemblée. On attend donc les fonds.» Ahmed Zirar ajoute : «On ne peut pas se permettre de négliger les finitions ! C’est important. On ne va pas acheter du carrelage bon marché pour dans 30 ans devoir le changer. Ce sera notre lieu de prière. Une mosquée pour 1 254 personnes.»

Les fonds nécessaires viendront donc des fidèles de la mosquée, mais aussi peut-être d’autres autour d’Ostricourt, Wahagnies, Libercourt, Courcelles-les-Lens ou Hénin-Beaumont. Pour l’instant, c’est donc toujours dans l’ancienne mosquée que sont dispensés les cours à 70 élèves répartis en trois groupes le mercredi, samedi et dimanche. Et Bouziane Ouddene, l’imam, y organise toujours les séances de prières. Ahmed Zirar conclut en répétant ce qu’il nous a dit l’année dernière : «On espère que tout sera terminé pour le prochain ramadan. Inch’Allah!»

Source : lavoixdunord.fr

A propos de l'auteur

La Rédaction D&M
La Rédaction D&M

Journal des Mosquées de France : Actualité | #Islamophobie | Événements | Histoire | Chroniques | Éducation | Spiritualité

Soyez le premier à réagir à cet article "Mosquée d’Ostricourt : il lui manque les finitions pour être un vrai lieu de culte"

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.


*